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2 octobre 2011

Conférence et tableaux vivants JJB Laurens

Lou Regrèu

D 29 septembre 2011     H 15:19     A La Chourmo dóu Couleitiéu     C 0 messages


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La dynamique association provençale Lou Regrèu organise dimanche 2 octobre, à 15h30, au centre socio-culturel de Mollégès, une conférence et des tableaux vivants dédiés à J.J Bonaventure Laurens.

La conférence sera animée par Michèle Fabre, du Regrèu. Les tableaux vivants, commentés par Nicole Niel, seront interprétés avec l’aimable participation des arlésiennes du Regrèu, de l’association Reneissènço et du Conservatoire du Costume Comtadin de Pernes-les-Fontaines.

Un évènement à ne pas rater !

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JB LAURENS

Bonnaventure Laurens est un personnage doué de tous les dons artistiques ou presque ; Il laissera à la postérité des milliers de dessins et d’aquarelles ainsi qu’une fabuleuse bibliothèque musicale qu’il léguera à sa ville natale : Carpentras. C’est aussi un artiste autodidacte qui parle 8 langues...

Il est né à Carpentras le 14 juillet 1801. Ses parents étaient des gens modeste. Son grand-père paternel avait tenu une auberge et son père, Louis, personnage fantasque, exercera sans se fixer une vingtaine de métiers ; mais, passionné de musique, il terminera son existence comme organiste de la cathédrale. De ce père, Bonaventure ne parlera que rarement dans ses lettres, mais à ses frères et sœurs il faisait de lui cet étrange compliment : "Nous devons à notre père un incontestable capital, le plus productif de tous : la pauvreté..."

Sa mère, Marguerite Garcin, était d’origine paysanne ; ce fut une brave épouse soumise aux tâches domestiques. D’une extrême dévotion, elle croyait aux interventions du Ciel, aux revenants et prétendait avoir rencontré plusieurs fois la Sainte Vierge dans la campagne des alentours.

Le couple eut cinq enfants, trois garçons et deux filles dont Bonaventure était l’aîné. L’âge venu, ses parents l’envoient dans l’une des écoles de la cité mais ils sont bientôt obligés de l’en retirer compte tenu de son désintérêt flagrant pour les études.

A 17 ans, le jeune homme entre dans la vie active comme employé à la sous-préfecture de Carpentras.

A cette même époque, il rencontre des personnages qui vont influencer son avenir : il découvre J.J. Rousseau ; et aussi le Cavaillonnais François Costil-Blaze ; à leur contact il acquiert un esprit libéral, voltairien, antimilitariste et antibonapartiste, résolument « républicain », émancipé de toute contrainte religieuse.

Sous l’influence de son père et de quelques artistes Carpentrassiens impressionnés par ses dons, Bonaventure développe ses aptitudes à l’égard du dessin et de la musique. Dès l’adolescence, il crayonne sans arrêt, accumulant portraits et paysages. Et dans le même temps il apprend à jouer de la plupart des instruments de musique, qu’ils soient à corde (violon, violoncelle), à clavier (piano, orgue) ou même à vent (clarinette, ocarina).

En 1829, âgé de 28 ans, il quitte à regret Carpentras pour s’établir définitivement à Montpellier. Dans un premier temps, il occupe les fonctions de premier commis à la recette principale de la ville. Quelques années plus tard, il est nommé agent-comptable de la Faculté de médecine et peu après secrétaire – agent - comptable , Il est logé dans l’établissement, occupant avec sa famille un appartement de plusieurs pièces au dernier étage de la Faculté où il aménage un atelier de peinture et de musique dans un local pittoresque. C’est en ces lieux qu’il recevra Franz Liszt en 1844. Il administra la Faculté de médecine de Montpellier pendant 32 ans...