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Fête des gardians

500 ans d’Histoire

D 1er mai 2020     H 14:24     A La Chourmo dóu Couleitiéu    


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En ce vendredi 1er mai, le Collectif Prouvènço pense à nos amis de l’Antique Confrérie des Gardians et de Reneissènço, Assouciacioun Culturalo Prouvençalo. Nous espérons pouvoir tenir un stand prochainement avec vous et célébrer cette belle fête tous ensemble.

Nous regrettons aussi le report de l’élection de la XXIVe Reine d’Arles ainsi que de ses demoiselles d’honneur. La fête reportée sera d’autant plus belle qu’elle ne sera plus ternie par les mauvaises nouvelles du confinement.


Cette période est néanmoins l’occasion de redécouvrir l’histoire de cette célèbre fête arlésienne qui est célébrée depuis plus de 500 ans.

Aux origines de la Confrérie

"Les gardians ont fondé leur confrérie le 2 janvier 1512. Traditionnellement, Georges est le protecteur des cavaliers et des soldats à cheval.

Au début du XVIème siècle, la Provence est rattachée depuis peu au royaume de France qui se prépare à la guerre contre les États italiens. Les gardians, appréciés pour leurs qualités de cavaliers, se regroupèrent certainement pour se protéger d’un enrôlement arbitraire dans les armées royales.

La Confrérie assurait les obsèques des confrères pauvres et, depuis ses origines, elle sert aussi de caisse de secours mutuel. Elle défendait également les gardians face aux propriétaires qui les employaient."

La Fête des Gardians

"Dès l’origine de la Confrérie, ses statuts prévoyaient une fête religieuse le jour jour de la Saint Georges, le 23 avril, avec messe et procession.

La Confrérie fut d’abord abritée dans l’église Saint Georges dont l’emplacement est situé dans l’actuelle intersection de la rue du Cloître et de la rue de la Calade. Lorsque cette église fut détruite en 1647, les gardians se rassemblèrent dans l’église Saint Laurent du quartier de la Roquette, peuplé de marins, de pêcheurs et de gardians. Cet édifice fut fermé à la Révolution, puis désacralisé.

On retrouva la Confrérie dans l’église Saint Julien Saint Antoine (actuelle rue du 4 septembre) puis, sans doute à partir de 1802, dans la collégiale Notre-Dame la Major.

La Confrérie fut officiellement réorganisée sous la Restauration, vers 1820. Cependant, la deuxième moitié du XIXème siècle aurait pu lui être fatale : la mécanisation de l’agriculture risqua alors de faire disparaître l’élevage de chevaux et par conséquent les gardians dont le métier était de s’occuper des manades.

A partir des années 1880, la fête n’est plus célébrée de façon régulière. Ajoutons à cela les dissensions politiques entre Royalistes et Républicains qui s’aggravèrent jusqu’au début des années 1900.

En 1902, devant les pressions de la municipalité d’Arles, les gardians organisèrent leur fête à Fourques.

Avec l’aide du Félibrige, la Confrérie se réorganisa dans les années 20. Des amoureux de la Camargue, de la « bouvino » et de la « roussatino » (taureaux et chevaux) comme Joseph d’Arbaud, Folco de Baroncelli et Charles Naudot vont renouer avec la tradition de la Fête des gardians. Par exemple, c’est en 1929 qu’est créée la « Prego à Sant Jorge » qui ouvre la cérémonie lorsque la statue pénètre dans l’église après la bénédiction des montures sur le parvis. La fête se déroulait à l’origine le 23 avril, puis un dimanche proche de la Saint Georges. Finalement, après plusieurs changements, c’est en 1984 que la fête fut fixée au 1er mai."

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