Collectif Prouvènço - Uno regioun uno identita uno lengo

L’IMPOSTURE !

un mensonge éhonté de la propagande occitane : faire passer la Croix de Toulouse pour une "crotz provençala" !

D 2 juillet 2010     H 12:02     A La Chourmo dóu Couleitiéu     C 0 messages


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L’IEO - Institut d’Etudes Occitanes, qui milite pour occitaniser la Provence, vient de faire parvenir à l’ensemble des maires de Provence, un dépliant qui est une véritable forfaiture.

Les couleurs sang et or de la Provence sont bafouées et une propagande de masse a lieu actuellement avec l’argent des collectivités territoriales. Cela suffit !

Nous apportons ici les preuves irréfutables de cette imposture. Vous trouverez ci-après les explications et les références historiques dans un document qui a été préparé par Remi Venture, vice-président du Collectif Prouvènço, historien, docteur en musicologie et majoral du Félibrige.

En réponse aux groupuscules politiques occitanistes, nous proposons à l’ensemble des mairies, en particulier celles qui n’arborent pas les couleurs provençales, de pavoiser les bâtiments communaux avec le drapeau sang et or pour démontrer et affirmer l’identité de la Provence.

Pour la direction du Collectif Prouvènço,
Jean-Pierre Richard.

Rétablissons la vérité !

Afin de fondre notre Provence dans le melting pot occitan, l’Institut d’Etudes Occitanes n’y va pas par quatre chemins. Comme le faisaient les idéologues totalitaires du XXe siècle, il n’hésite pas à falsifier l’Histoire en faisant croire que la croix de Toulouse serait en fait « provençale » !…

Les intentions de l’I.E.O. sont bien claires. Faire en sorte que les Provençaux – et surtout leurs élus …- prennent des vessies pour des lanternes. Car s’ils adoptent cette marque identitaire, tout le Sud de la France serait ainsi uniformisé sous les plis de la Croix Occitane. Avec une langue unique : l’occitan, dont la croix de Toulouse est le symbole !...

Afin de s’opposer à ce projet, et rétablir la vérité historique, on se contentera de rappeler :

- Les armoiries n’ont été créées qu’au XIIe siècle. Il est donc faux de prétendre que les premiers comtes de Provence en avaient déjà au Xe !...

- Même si la famille du premier comte de Provence, Guillaume le Libérateur, a pu se servir d’une bannière avec une croix – comme les Croisés, il avait combattu les Sarrasins…- aucun document n’atteste qu’il s’agit de l’actuelle croix de Toulouse.

- Les Comtes de Toulouse descendaient d’une princesse provençale, Emma, qui leur avait transmis certains droits dynastiques sur la Provence. Ils les firent valoir lorsque la lignée directe de Guillaume le Libérateur – le Père de la Patrie, comme l’appelaient les historiens provençaux...- s’éteignit en ligne masculine au début du XIIe. Ainsi rêvaient-ils d’annexer la Provence à leurs territoires d’outre-Rhône... On voit que ce projet ne date pas d’hier !...

- Sans héritier masculin, la lignée des comtes de Provence était très affaiblie par rapport à ses cousins toulousains. C’est la raison pour laquelle ils cherchèrent un « chevalier blanc » pour défendre leur cause. Ce fut le comte de Barcelone, à qui ils donnèrent la main de Douce, leur ultime héritière. C’est de ce couple que sont issues les dynasties provençales suivantes, les princes catalans parvenant à vaincre les comtes de Toulouse.

- Comme outil de propagande afin de favoriser leur politique expansionniste, il est probable que les comtes de Toulouse aient récupéré la croix de Guillaume le Libérateur, qu’ils firent évoluer pour arriver à l’actuelle croix de Toulouse, ou « occitane ».

- Pour y répondre, les comtes de Barcelone se choisirent un autre insigne provençal encore plus prestigieux : la bannière de l’ancien royaume de Provence-Bourgogne, qu’ils introduisirent en Catalogne. C’est bien sûr l’origine du sang et or provençal et catalan…

- La croix de Toulouse est ainsi seulement Languedocienne. Et si on la trouve par exemple sur la Place du Capitole à Toulouse ou comme insigne de la Région Midi Pyrénées, c’est précisément parce qu’elle n’est pas Provençale !...

- Si on remarque la croix occitane sur quelques rares blasons vauclusiens, c’est parce que le Comtat resta un temps sous la souveraineté des comtes de Toulouse, suite au partage effectué au XIIe siècle entre ces derniers et les Catalans…L’usage féodal de l’époque permettait aussi à des lignées de reprendre le blason de familles prestigieuses dont elles se réclamaient. C’est la raison pour laquelle peut trouver la croix de Toulouse dans certains – très rares…- blasons provençaux…

- On ajoutera enfin que ce n’est pas son origine qui fait la symbolique identitaire d’un insigne. Les symboles ou drapeaux basque, breton, corse, catalan, lorrain, ne proviennent pas de ces régions… Cela ne les empêche pas d’être devenus ce qu’ils sont !... Et la croix occitane est… seulement occitane, c’est-à-dire Languedocienne !... Comme c’était déjà le cas au moyen-âge, arborer aujourd’hui la croix occitane est faire allégeance à l’idéologie qu’elle représente, qui va à l’encontre d’une Provence distincte du Languedoc voisin...

Comme le remarquaient les politiciens totalitaires du XXe siècle, « plus le mensonge est gros, plus il passera »… C’est ainsi qu’avoir été si vilipendé, Mistral est désormais considéré comme un « escrivan occitan », tandis que le blason languedocien est ripoliné sous le faux titre de « crotz provençala »…

Tout cela pour fondre la Provence dans une artificielle Occitanie « languedocianisée » !...

Les Provençaux ne se laisseront pas faire !

Remi Venture,
- Vice-président du Collectif Prouvènço
- Historien,
- Docteur en musicologie,
- Majoral du Félibrige.


Visuel : Sceau de Raymond Bérenger II de Provence, le plus ancien conservé attestant l’emploi du sang et or. Il date de 1150 et est conservé aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, qui conserve les archives de l’ancien état provençal.

Portfolio

  • Sceau des Comtes de Provence-cavalier