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Langues régionales - Question du sénateur maire Serge Andreoni au Ministre de l’Education Nationale

D 1er mars 2013     H 17:16     A La Chourmo dóu Couleitiéu     C 0 messages


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Le Sénateur-maire Serge Andreoni a posé une question écrite au Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon concernant la place des langues régionales dans la loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école de la République.

Monsieur Andreoni rappelle dans ce texte son profond attachement à la langue provençale "qu’il est impérieux de préserver au sein de notre patrimoine national, reconnu constitutionnellement".

Osco !

Question écrite n° 04289 de M. Serge Andreoni (Bouches-du-Rhône - SOC) publiée dans le JO Sénat du 31/01/2013 - page 313

M. Serge Andreoni appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la nécessité d’inscrire les langues régionales dans la loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école de la République, afin d’établir et de développer leur enseignement.
L’article L. 312-10 du code de l’éducation, issu de la loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école et stipulant qu’un « enseignement de langues et cultures régionales peut être dispensé tout au long de la scolarité selon des modalités définies par voie de convention entre l’État et les collectivités territoriales où ces langues sont en usage » a permis aux académies ayant signé cette convention certaines avancées en matière d’enseignement des langues régionales. Mais il reste encore beaucoup à faire pour que ce patrimoine national, reconnu par la Constitution et les institutions internationales, ne disparaisse.
Aussi, il souhaite que cette future loi de programmation et d’orientation exprime clairement l’intérêt et la nécessité de développer la connaissance et l’enseignement des langues et cultures régionales de France ; affirme la responsabilité et l’engagement primordial de l’État pour leur transmission via l’action et les moyens des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et celui de la culture, ce qui, dans l’école publique, suppose la mise en place d’une politique d’offre généralisée à toutes les familles, selon différentes modalités : sensibilisation, initiation, enseignement bilingue.
Il lui précise la nécessité que ce texte stipule que toutes les régions concernées par une langue régionale signent une convention avec l’État, pour contribuer, par des mesures d’accompagnement et de valorisation qui relèvent de leurs compétences, à la sauvegarde de ces langues régionales et à leur transmission.
Il lui rappelle enfin son attachement à la langue provençale, patrimoine littéraire et linguistique d’une immense richesse, langue de Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature, et qu’il est impérieux de préserver au sein de notre patrimoine national, reconnu constitutionnellement.

Cette question est en attente d’une réponse du Ministère de l’Education Nationale.