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Magazine MDP 59 - Les cathares ont-ils existé ? (1ère partie)

D 17 juillet 2018     H 16:39     A La Chourmo dóu Couleitiéu    


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Les cathares ont-ils existé ?

(1ère partie)

Cet article, qui fut aussi une communication au colloque de Culture provençale d’Avignon 2016 et l’objet de différentes conférences, n’est que le fruit du travail d’une pléiade d’historiens. Les plus anciennes publications utilisées n’ont guère plus de vingt ans et il faut savoir que les travaux antérieurs à cette période n’ont, aujourd’hui, plus aucune valeur. C’est que l’Histoire est une science, et comme telle, elle progresse rapidement. Ainsi, quelques mois après le colloque d’Avignon, la revue scientifique L’Histoire pouvait émettre ce titre : « Les cathares ont-ils existé ? »

Nous allons commencer par un très bref résumé de l’état actuel de ce que l’on peut considérer comme des légendes à propos des « hérétiques albigeois » ou « cathares » du sud de la France et à propos de la Croisade des Albigeois. Bien entendu, nous ne rentrerons pas dans les nombreuses variantes que l’imagination prolixe des auteurs a générées, en particulier, au 20e siècle.
Ceux que certains appellent « hérétiques albigeois » ou « cathares du Midi » seraient apparus vers le 11e siècle pour disparaître au 14e siècle. Ils auraient fondé une religion nouvelle basée sur l’ancien manichéisme (créé par Manès au 3e siècle). Cette religion serait un dualisme. C’est-à-dire qu’elle comporterait deux divinités créatrices, un Dieu du mal, créateur de l’univers matériel et un Dieu du bien, créateur de l’esprit. Les deux divinités seraient en confrontation. Cette religion, plus ou moins dualiste, aurait été importée des Balkans après une survivance dans les ressorts de l’Empire d’Orient depuis le temps de Manès. Les tenants de cette religion auraient fondé une véritable contre-église avec une variété de prêtres nommés « parfaits ». Cette dissidence aurait submergé complètement le Midi toulousain au point de justifier une Croisade de 1209 à 1229. Ladite Croisade, menée par des chevaliers envahisseurs du Nord, aurait détruit une brillante civilisation en train d’émerger. Voilà l’état actuel du tronc commun des légendes à propos des « hérétiques albigeois ».

En décembre 2016, la revue L’Histoire » faisait sa une avec ce sujet polémique, avec un dossier complet sur les Cathares, avec notamment une interview de l’historien Robert L. Moore.

À l’origine première de la mythologie de l’hérésie albigeoise
Avant de commencer l’évaluation de ces légendes, il faut revenir aux sources premières de celles-ci. À l’origine de la construction de l’idée d’hérésie au Moyen-Âge central, on peut dire que l’on trouve les deux ordres religieux qui constituent le fer de lance de la Papauté (des différents papes successifs) dans son combat pour une emprise totale sur la Chrétienté (Europe) et sur l’Église : Cluny et surtout Cîteaux.
Les sources savantes, souvent issues de ces ordres, baignées au Moyen-Âge central (11e, 12e et 13e siècles) dans les ouvrages de Saint Augustin et dans sa pensée vont réutiliser sans discernement la classification des hérésies de celui-ci. Saint Augustin (354-430), dans son traité sur les hérésies, en dénombre 88, le catharisme occupe le n° 38 de la liste. Les clercs de très haut vol (des 11e, 12e et 13e siècles) vivent avec les textes de St Augustin dans la tête. Pour eux, le monde ne change jamais. Ils ne se rendent pas compte qu’il y a une solution de continuité, une interruption de six siècles entre le temps d’Augustin et le leur. Quand ils doivent nommer un mouvement qu’ils croient hérétique, ils vont en chercher le nom chez Augustin.

Il est ainsi démontré par Julien Théry (in Heresis, Bibliographie) que pour ce qui concerne le mot « cathare », « aucun inquisiteur, aucun accusé, aucun témoin devant l’Inquisition languedocienne n’utilise le mot, qui est tout simplement absent des archives de la persécution. On ne le trouve que dans des sources savantes, lesquelles plaquent sur les dissidences les conceptions livresques de leurs auteurs vivant souvent dans des monastères, à plusieurs centaines de kilomètres du Languedoc.
Julien Théry (Heresis n° 36-37, 2002) nous rappelle que M.-G. Pegg a démontré que les tenants de la théocratie pontificale ont utilisé indistinctement les termes de « cathare » et « catharisme » pour désigner aussi bien les groupes dits hérétiques du Rhin, d’Angleterre, du Nord de la France, du Nord de l’Italie ou du Languedoc. Les conclusions de Pegg citées par J. Théry : « En particulier, en désignant ainsi presque toutes les hérésies des 11e – 13e siècles, on a pu construire le mythe d’une grande église cathare, véritable institution pourvue d’une hiérarchie et d’un dogme. »
Le même M.-G. Pegg, en conclusion de divers travaux parus en 2001 (The Corruption of angels, Princeton) écrit que moins de cinq ans avant la rédaction de la Summa de Catharis et pauperibus de lugduno par l’italien Rainier Sacconi (1250), les milliers d’interrogatoires en Lauragais et en Toulousain par les inquisiteurs Bernard de Caux et Jean de Saint Pierre n’évoquaient ni cathare, ni théologie dualiste, ni organisation hérétique internationale, ni une quelconque église alternative structurée.

J. Théry (Heresis) ajoute « que l’on chercherait en vain des traces substantielles de ces mêmes notions ou institutions dans les procès-verbaux des interrogatoires menés par l’Inquisition à Albi en 1286-1287 et 1299-1300, dans le registre des procès tenu dans le Comté de Foix par Geoffroy d’Ablis en 1308-1309 ou dans celui de Jacques Fournier (Pamiers, 1318-1325) […] L’hypothèse d’une pluralité d’églises « cathares » locales plus ou moins liées entre elles reste très mal étayée dans la mesure où il n’a pas encore été démontré que les dissidences avaient pris des formes communautaires assez spécifiques et organisées pour être assimilables à des églises et où il est encore moins avéré que ces hypothétiques églises puissent légitimement être appelées « cathares » […] on se contentera de suggérer que les notions a prioride « catharisme » et, plus généralement, d’églises hérétiques biaisent la lecture des sources (inquisitoriales) et interdisent de saisir leur apport dans toute sa spécificité. »

À propos d’une traduction erronée du latin qui crée le mot « parfait » et de l’appellation « hérésie des bons hommes »
Se basant, notamment, sur les études de Biller (Bibliographie), Julien Théry confirme « que le terme "parfait" doit être proscrit ». Il ne s’agit que d’une mauvaise traduction de l’expression "perfectus hereticus" qui ne peut être traduite que par hérétique accompli ou achevé. Ce qui exclut, nous dit Théry, qu’il s’agisse d’un titre de référence donné par des croyants dissidents aux tenants, propagateurs ou ministres de la foi hérétique.
Dans les archives de la persécution, on trouve souvent la dénomination de « bons hommes », nom qui était utilisé par les croyants pour les ministres dissidents.
Cette dénomination donnée aux ministres de l’hérésie languedocienne n’a d’ailleurs rien de spécifiquement hérétique, explique M.-G. Pegg. Elle était utilisée dans toutes les circonstances de la vie sociale ou politique, en Languedoc ou ailleurs en Europe, pour des individus dont on voulait reconnaître l’honorabilité, la prééminence et l’autorité. C’est le nom donné depuis les temps carolingiens aux personnages les plus estimés et influents d’une communauté rurale.

Saint-Félix, le concile introuvable
En 1660, un érudit de Crcassonne, Guillaume Besse, insère dans son histoire des ducsn, marquis et comtes de Narbonne le procès-verbal d’un concile d’ « hérétiques albigeois » qui se serait tenu en 1167 à Saint-Félix-de-Caraman (photo ci-contre), en Haute-Garonne. Ce document qui témoignait du dynamisme de l’hérésie cathare au milieu du XIIème siècle n’est connu qu’à travers l’ouvrage de Guillaume Besse ; les historiens Monique Zenner et Jean-Louis Biget ont montré qu’il s’agit manifestement d’un faux.

À propos d’un faux grossier du 17e siècle sur un soi-disant concile cathare de St Félix de Lauragais (1167)
Les sources hérétiques dont dispose l’historien à propos de « l’hérésie albigeoise » sont réduites quasiment à rien. Il en est ainsi à propos d’un faux grossier relatant le prétendu « concile hérétique cathare » qui se serait tenu en 1167 à St Félix de Caraman (de Lauragais).
Les spécialistes les plus pointus du sujet M.-G. Pegg (Université de Princeton), Monique Zerner (Université de Nice Sophia-Antipolis), Jean-Louis Biget (École Normale Supérieure), Yves Dossat, Louis de Lacger, R.-I. Moore (Université de Newcastle, R.-U.)… concluent à un vrai faux forgé au 17e siècle quant à ce document évoquant un « concile hérétique » à St Félix de Caraman en 1167.

Par ailleurs, Jean-Louis Biget (Hérésie et Inquisition) nous rappelle que cette assemblée de 1167 qui aurait rassemblé plusieurs milliers de participants n’est mentionnée dans aucun document, dans aucune chronique des 12e et 13e siècles. C’est ainsi que les chroniques de Roger de Hoveden, de Benoît de Peterboroug ou de Gervais de Canterbury qui mentionnaient les moindres événements de la région pour en faire part à Henri II, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine (qui avait des visées sur le comté de Toulouse) ne parlent pas de cette assemblée de St Félix. Et pourtant, s’eût été un magnifique prétexte à une intervention d’Henri II.

D’après Monique Zerner (Université Nice-Sophia Antipolis), ce faux aurait été rédigé au 17e siècle par l’érudit Guillaume Besse qui le fit imprimer en 1660. Le but de Guillaume Besse, militant catholique, était de déconsidérer les partisans de « la réforme protestante » en discréditant l’ « église albigeoise » qui aurait préfiguré les églises protestantes.
L’importance majeure de ce faux, dans l’historiographie de l’ « hérésie albigeoise », c’est que c’est le seul document prétendu émané des « hérétiques albigeois » et alléguant des liens avec les « hérétiques bogomiles » des Balkans et par là, alléguant l’existence d’une église hérétique européenne.

Tous les textes dont nous disposons, à l’exception d’un seul, sur l’hérésie albigeoise proviennent des archives de la persécution et non pas des dissidents. Ils nous apprennent beaucoup sur la pensée des persécuteurs et rien sur celle des persécutés.
Jean-Louis Biget (bibliographie), partant du fait qu’il n’existe aucun document religieux émanant directement des « hérétiques albigeois » en dehors d’un « Nouveau Testament » et de son Rituel en langue vernaculaire conservés à Lyon, montre que tous les documents que nous possédons proviennent des persécuteurs. Il s’agit, notamment, des registres d’Inquisition ou des manuels à l’usage des inquisiteurs. Nous n’avons donc que « la vision des vainqueurs […] Dans leur pratique, les clercs du Moyen Âge ne sont pas forcément conscients de manipuler les faits, car ils appréhendent l’hérésie sur un mode traditionnel, déterminé par des références religieuses et intellectuelles qui appartiennent aux fondements de leur culture. Deux traits essentiels marquent celle-ci. D’abord l’idée que le monde est fixe, immobile. Tout a été joué déjà. L’hérésie doit être regardée comme la renaissance d’une ancienne erreur depuis longtemps condamnée. »
Jean-Louis Biget nous signale que le discours des clercs des 11e et 12e siècles sur les dissidences religieuses de leur époque s’inspire des textes des Pères de l’Église de l’Antiquité tardive (4e – 6e s.) Par là, les dissidents sont nommés automatiquement manichéens ou dualistes en référence aux textes de St Augustin qui se trouvent dans les bibliothèques des monastères et des cathédrales.

L’unique texte attribué aux dissidents albigeois est-il vraiment hérétique (cf. Guy Lobrichon, La Bible au Moyen Âge) ?
Et même pour le fameux Nouveau Testament en langue vernaculaire émanant des « hérétiques albigeois », rien ne dit qu’il ait quoi que ce soit d’hérétique si nous suivons Guy Lobrichon (Collège de France ; Université d’Avignon). Guy Lobrichon, le grand spécialiste de la Bible au Moyen Âge (la Bible au Moyen Âge) nous rappelle qu’alors, on utilise la Vulgate Latine qui n’a aucune normalisation jusqu’en 1592 : « Il n’y a donc pas plus de Bible hérétique que de Bible orthodoxe au Moyen Âge ».
Il prend comme exemple un passage du fameux Nouveau Testament en langue vernaculaire du Sud-Ouest, déjà étudié par Christine Thouzellier pour démontrer le caractère non hérétique de ce texte. Il s’agit d’un morceau du Pater rendu par l’expression « Donne-nous notre pain qui est au-dessus de toute chose ». Des historiens du 19e siècle, avec le niveau de connaissance de cette époque, en ont conclu à un texte hérétique. Or, jusqu’à la fin du 13e siècle, la majorité des manuscrits de l’Évangile selon St Matthieu porte non pas l’expression « Donne-nous notre pain quotidien » mais « Donne-nous notre pain qui est au-dessus de toute chose ».

À propos des origines de l’« hérésie albigeoise » et de la Croisade des Albigeois
Parlons un peu des origines de l’« hérésie albigeoise ». Et, pour ce faire, regardons les études uniques en leur genre qui ont été faites pour la région d’Albi par Jean-Louis Biget. Celui-ci a étudié l’ensemble des sources disponibles pour la région d’Albi, non seulement les sources inquisitoriales mais aussi toutes les autres : actes municipaux, royaux, épiscopaux, seigneuriaux, documents privés, donations, testaments, contrats, etc. Sa conclusion est sans appel : l’« hérésie albigeoise » ne touche qu’une partie de l’élite des nouvelles classes marchandes apparues dans les villes avec l’essor économique depuis le début du 12e siècle. Accessoirement, un contingent est fourni par une partie de la petite aristocratie des « castra » déclassée.

Il en arrive à une conclusion précise (in dir. Claude Gauvard, Alain de Libera & Michel Zink, Dictionnaire du Moyen Âge, art. « Albigeois », PUF, 2002) : « En raison de sa base sociale, la dissidence albigeoise s’avère un fait minoritaire, qui ne touche pas les masses populaires. Elle concerne une part réduite de la population,
5 % au plus – et sans doute moins encore – dans une zone qui embrasse l’Agenais et le Toulousain pour la rive droite de la Garonne, le sud du Quercy, l’Albigeois, le Lauragais, le Carcassés, le Razés et le pays de Foix. » Mais alors, si cette hérésie est si minoritaire, d’où vient que les historiens, excepté depuis les progrès de la recherche de ces vingt dernières années, ont longtemps accepté l’idée qu’elle avait submergé tout le comté de Toulouse ?
L’ordre de Cîteaux (à la suite de celui de Cluny) était devenu le pilier de la réforme grégorienne dans toute l’Europe. Passées ces premières étapes très évangélistes, cette réforme fournit à la Papauté et à son armée de monastères cisterciens le moyen d’affirmer la théocratie pontificale. L’église du haut Moyen Âge reconnaissait, certes, une primauté théorique du Pape, mais évêchés, archevêchés et monastères constituaient des puissances régionales quasi indépendantes.

L’affirmation de la théocratie pontificale, la construction d’une église centralisée autour du Pape au moyen des développements de la réforme grégorienne, se fait relativement facilement dans les états et principautés à structure forte. Il en est ainsi du royaume d’Angleterre et duché d’Aquitaine, du royaume de France et du royaume d’Aragon et comté de Catalogne. Mais il y a un « ventre mou » dans la chrétienté : c’est le comté de Toulouse où, pour obtenir une croisade afin de mettre au pas le haut clergé du comté, les cisterciens sont obligés de gonfler considérablement le péril hérétique. C’est, toutes choses étant différentes par ailleurs, l’équivalent de l’invention des armes de destructions massives détenues par l’Irak par l’équipe Bush afin d’obtenir la guerre.
Attention ! Pas d’anachronisme. Il n’y a pas de cynisme chez les cisterciens ; pour ces tenants de la primauté papale, tous ceux qui s’opposent à la théocratie pontificale sont des hérétiques ou des amis des hérétiques.

Bibliographie
Les meilleurs spécialistes actuels de l’histoire médiévale arrivent aux mêmes conclusions sur ce sujet. Nous ne citerons pas tous les chercheurs actuels qui font référence sur ce sujet mais juste quelques-uns. Pour une bibliographie plus développée, reportez-vous à la version provençale de cet article, sur le site du Collectif Provence.

BIGET (Jean-Louis), Professeur émérite d’histoire du Moyen Âge à l’École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, Hérésie et Inquisition dans le Midi de la France, éd. Picard, 2007 (recueil de textes parus de 1998 à 2003), Coll. Les Médiévistes Français
BILLER (P.) & BRUSCHI (C.), Text and Repression of Medieval Heresy, Studies en Medieval Theologie, n° 4, York, 2002
DAVIS (J.-W.), The Inquisition at Albi 1299-1300 : text of register and analysis, New-York, 1948
LOBRICHON (Guy), maître de conférence émérite au Collège de France, Professeur émérite à l’Université d’Avignon, « Arras ou le vrai procès d’une fausse accusation », inInventer l’hérésie ? Discours polémiques et pouvoirs avant l’Inquisition, Coll. Centre d’Études Médiévales, n° 2, Nice, 1998
MOORE (R.-L.), Université de Newcastle (R.-U.), La persécution, sa formation en Europe (10e – 13e s.), éd. Les Belles Lettres, Paris, 1991 (éd. anglaise : 1987)
PEGG (M.-G.), Université de Princeton, Journal of Medieval History, n° 27, 2 juin 2001
THÉRY (Julien), Professeur à l’Université Lyon II Lumière, article paru dans Heresis, n° 36-37 de 2002, « L’hérésie des bons hommes, comment nommer la dissidence religieuse non vaudoise ni béguine en Languedoc (12e – 14e s.) ? »
ZERNER (Monique), Université de Nice Sophia-Antipolis, Histoire du catharisme en discussion : le concile de St Félix 1167, Nice, Centre d’Études Médiévales, 2001

Suite et fin de ce dossier dans le prochain numéro de Me Dison Prouvènço.

Lexique :
Les hérétiques : lis ereti, l’hérésie étant l’eresìo.
Les « parfaits » : li perfèt
La Papauté : la Papauta, feminin pour désigner le gouvernement du Pape (lou Papo). Attention, on emploiera lou papat, masculin en provençal, pour désigner la dignité du Pape, son rang hiérarchique.
Inquisition : l’inquisition est l’enquisicioun et l’inquisiteur l’inquisidou.