Collectif Prouvènço - Uno regioun uno identita uno lengo
Vous êtes ici : Accueil » Le site web » Actualités » Magazine Me dison Prouvènço N°22

Magazine Me dison Prouvènço N°22

Li lengo regiounalo dóu mounde e l’Observatoire de Provence

D 28 décembre 2008     H 17:56     A admin     C 0 messages


agrandir

C’est de Gascogne, en vacances durant quelques jours que j’écris cet éditorial. Vu d’ici sans téléphone, sans ordinateur au beau milieu d’une prairie dans une ancienne ferme gasconne, la situation linguistique de la Provence m’apparaît sous un autre aspect.

Je le pense encore, oui nous avons raison de nous battre pour défendre ce qu’un provençal aptésien, Marc Dumas pour ne pas le nommer, appelle « notre bien immatériel », c’est-à-dire la langue parlée écrite qu’elle soit nationale comme le Français ou régionale comme le Provençal.

Je mettrai un bémol, une antithèse à cet argutie : c’est le bien matériel qui donne le pouvoir, la suprématie, quelquefois la niaiserie des hommes, ou bien le nombrilisme, maladie infantile de certains dirigeants qu’ils soient associatifs, économiques ou politiques.

Mais j’oserai dire que les gens riches les vrais, qui ont la richesse du cœur, sont ceux qui possèdent le savoir et l’intelligence en la mettant au service d’une cause, Mistral était de ceux là. Malheureusement en Provence il ya les héritiers de la langue provençale et les héritiers de la langue d’oc au singulier.

Il y a ceux qui veulent modernité et tradition, ceux qui vont de l’avant qui créent, qui inventent, qui proposent et ceux qui se réclament de l’héritage en donnant notre région à un occitanisme qui n’est plus de mise. D’ailleurs à ce propos je relèverai un livre trouvé ici en Gascogne, plus exactement en Lomagne et je vais vous faire part de l’extrait de texte consacré aux occitanistes :

« La génération la moins touchée par les anciennes forme de la culture populaire, utilise donc les moyens de notre époque, plus valorisant pour elle. Les créations communautaires sont à confronter avec certaines manifestations du mouvement occitan. De jeunes lomagnols sont en effet sensibles à la renaissance du thème de la culture occitane, croyant peut-être trouver là à l’impression de perte d’une identité culturelle.

Ce sentiment s’est traduit à partir de 1976 par une série de fêtes gasconnes dans plusieurs communes avec des chanteurs de langue occitane et des danses traditionnelles, qui ont pu déboucher sur la création d’atelier de danse. Mais force est de constater que ces manifestations n’ont été que passagères.

Le phénomène n’a été qu’une vague qui déferle aujourd’hui sur d’autres régions (suivez mon regard…)Par contre les initiatives locales à caractère contemporain ont été beaucoup moins altérées par cette démobilisation. Il semble en effet difficile de s’identifier à des musiques ou a des coutumes ressurgies du passé, qui correspondent à d’autres valeurs et d’autres rythmes de vie.

De telles références ne peuvent pas être continues, sans apport de créativité contemporaine….
…Mais la plupart des interventions du mouvement occitan n’incite pas à être optimiste quant à un changement d’attitude. Les activités et les mots d’ordre d’associations spécifique sont eu jusqu’à maintenant pour effet d’assimiler dans l’esprit de la population le mot occitan, à un passé seulement envié par ceux qui ne l’ont pas connu… » Nous vous le disons à longueur de colonnes l’occitanisme est bien une idéologie.

Vu d’ici avec beaucoup moins de signes ostentatoires occitans qu’en Provence, tout démontre que la bataille fait rage en Provence plus qu’ailleurs, pourquoi, se poser la question s’est avoir une partie de la réponse : tout simplement parce qu’un certain nombres de personnes se sont levées pour dénoncer cela , l’union provençale d’abord puis le Collectif Prouvènço qui par son dynamisme et sa volonté de rétablir une vérité historique font vaciller la forteresse occitane et ses alliés. Certes nous n’avons pas gagné, le rapport de force doit demeurer en faveur du choix de la Provence de sa langue authentique, des cultures taurines.

Alors dans cette période de récession le sujet est-il important ? Il l’est tout autant que les injustices que nous voyons à longueur de journée. La vie est un combat ! Certains de nos dirigeant veulent moraliser le capitalisme, j’oserai dire, enfin ! Et nous ! Nous devons tous ensemble moraliser notre région pour que demain les « minots » ne nous disent pas que la Provence est une Californie sans âme et sans repaires.

Pouy et Roquelaure (Gascogne) le 17 octobre 2008
Jean-Pierre Richard