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Sian e Saren : Manifester le 3 octobre pour que la Provence soit respectée !

D 12 septembre 2009     H 13:48     A La Chourmo dóu Couleitiéu     C 0 messages


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Photo Hervé Hôte

Un projet de loi assassin pour notre langue provençale !

Les langues régionales sont maintenant reconnues par la Constitution comme « patrimoine national ». Le gouvernement prépare actuellement une loi pour mettre oeuvre une politique linguistique adaptée. Concernant le provençal, des informations alarmantes circulent et plusieurs parlementaires provençaux se sont inquiétés du sort que lui réserverait cette loi.

Les réponses du Ministère de la Culture confirment jusqu’ici ces informations : le gouvernement a l’intention dans son projet de loi de nier notre langue en la considérant comme un « dialecte » d’une langue d’oc / occitane qui regrouperait toutes les langues d’oc
du Midi.

La langue provençale réduite au rang de « dialecte » de l’ « occitan » !?

Nous savons que langue d’oc n’est que le paravent masquant l’idéologie occitane. Elle a
pour objectif une langue unique standardisée sur la base du languedocien,. Mais qu’est-ce
que l’occitan ? C’est une langue unique standardisée sur la base du languedocien langue
régionale d’entre Toulouse et Montpellier, englobant l’ensemble du tiers sud de la France,
de Limoges à Nice et de Pau à Clermont-Ferrand (basque et catalan exceptés). Ce projet est
activement développé depuis une cinquantaine d’années par des mouvements militants
pratiquants le sectarisme, le lobbying et l’influence occulte auprès des politiques. On se
demande comment la République peut être si complaisante avec ce projet si inquiétant.

Quelle politique pour le provençal ?

Le provençal a le patrimoine littéraire très riche, parmi les plus importants de toutes les
langues régionales de France. C’est en même temps une langue de convivialité et de
proximité. Il suscite un attachement marqué de toute la population provençale (80% est
favorable à sa promotion) et reste pratiqué par environ 500.000 personnes. Il bénéficie d’un
soutien actif de très nombreuses associations, sous la forme d’activités adaptées aux
situations locales. Il possède une orthographe simple et largement utilisée, des dictionnaires,
grammaires, livres d’enseignement… Sa pratique continue de chuter suite à l’arrêt de la
transmission familiale au milieu du XXe siècle, à l’époque où l’on voulait que les Français
deviennent monolingues. La langue provençale est classée comme « langue en danger » par
l’UNESCO depuis 1996. Une politique adaptée consisterait à développer sa transmission par
ceux qui la parlent encore ; un enseignement facilité dans les établissements scolaires, à
soutenir la création littéraire, musicale, filmique ; à multiplier ses usages publics (affichages,
publicités, médias, documents…) ; à bénéficier de ses acquis, notamment de son
orthographe proche de sa prononciation et adaptée aux particularités locales, de son
patrimoine littéraire. Cela poursuivrait, en l’adaptant à la situation d’aujourd’hui, la longue
dynamique de valorisation du provençal lancée par F. Mistral au XIXe siècle. Cela répondrait
aux attentes de la population, comme en témoignent la majorité de ses élus et de ses
associations, que le gouvernement semble ne pas vouloir entendre.

Un projet absurde qui achèverait le provençal !

Mais le projet « occitan » est tout autre. Qui se mobilisera en Provence pour une langue :
• présentée sous un nom inconnu (personne n’appelle le provençal « occitan » en
Provence sauf une poignée de militants),
• écrite avec une orthographe archaïque et compliquée sous laquelle on ne
reconnaît pas la langue (la graphie occitane est très éloignée de la prononciation
du provençal et défigure la langue),
• détournée de son patrimoine culturel par un changement élitiste
d’orthographe rendant difficile la lecture des oeuvres (on ne saura plus lire les
oeuvres et on nous imposera des livres albigeois, limousins ou gascons),
• coupée des pratiques authentiques et des attentes de la population par un
projet politique auquel personne n’adhère en Provence (la création d’une langue
unique, rivale du français, dans une « Grande Occitanie » artificielle inspirée du
modèle catalan).

…Mai se leissaren pas faire ! On ne se laissera pas faire ! Mobilisons-nous pour
que le provençal soit pris en compte comme langue à part entière dans la Loi à
venir ! Alors nous pourrons décider en Région de ce que nous voulons pour elle,
nous qui la connaissons, la pratiquons, l’apprécions authentiquement. Une
langue, c’est aussi une identité : les Provençaux sont Français et ne sont pas des
« Occitans » !

L’ « occitan », c’est la mort du provençal !

Pour l’Union Provençale,
Henri FERAUD
Pour le Collectif Prouvènço,
Jean-Pierre RICHARD