Collectif Prouvènço - Uno regioun uno identita uno lengo
Vous êtes ici : Accueil » Ça bouge en Provence » Une proposition de loi pour la langue provençale

Une proposition de loi pour la langue provençale

D 15 mars 2018     H 12:44     A La Chourmo dóu Couleitiéu    


Une proposition de loi pour la langue provençale défendue par Bernard Reynès


Ce n’est pas une chimère, une proposition de loi faite par Bernard Reynès pour la reconnaissance du provençal comme langue de France va bel et bien être débattue à l’Assemblée Nationale.

« Proposition de loi : Il est demandé la reconnaissance du provençal comme langue de France. Il en découle pour l’ensemble des institutions concernées et en particulier l’Education nationale la nécessité de prendre en compte uniquement le système orthographique mis en œuvre par Frédéric Mistral donnant au Provençal parlé et écrit son statut de Langue à part entière. »

Cette proposition de loi pour notre langue est l’aboutissement d’un engagement fidèle à la cause que défend le Collectif Prouvènço depuis sa création. Un sujet sur lequel nous avons maintes fois débattu ensemble, notamment lors de notre Forum. Un sujet qui sera encore d’actualité au prochain que nous organisons : le Forum des Aulnes, les 7 et 8 avril prochain, à Saint-Martin-de-Crau. Nous demandons aujourd’hui à tous les citoyens provençaux de soutenir cette loi !

Cette proposition de loi a créé une grande effervescence dans la presse et sur les réseaux sociaux. Toute la région se mobilise autour du projet.

Christian Estrosi, a saisi le gouvernement sur la situation critique et préoccupante de l’enseignement du nissart et du provençal dans l’académie de de Nice. Extraits de son communiqué de presse du 13 mars :
« Parce que je suis très attaché à notre patrimoine et à notre culture, je souhaite que les langues régionales soient transmises aux générations futures, et je ne peux tolérer cette situation alarmante dans notre académie, alors que les textes prévoient leur enseignement dans le respect de nos valeurs républicaines. » Je manifeste tout mon soutien à l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement secondaire, au titre de la continuité pédagogique notamment et de l’attachement à nos racines et à nos valeurs. Pour connaître ses racines, il faut connaître sa langue.
Parce que cette situation critique ne peut perdurer dans notre académie, j’interpelle et saisis le gouvernement sur ce sujet et lui demande de prendre la mesure du problème. Il s’agit d’une responsabilité de l’Etat. »
Des propos abondamment repris dans la presse.

Le député de 15ème circonscription des Bouches-du-Rhône, Bernard Reynès a diffusé une publication sur Facebook le 14 mars. Extraits : « Travaillée avec l’aide de mon ami Jean-Pierre Richard, Président du Collectif Provence, ma proposition de loi demande la reconnaissance du provençal comme langue de France ! Il en découle pour l’ensemble des institutions concernées et en particulier pour l’Education Nationale la nécessité de prendre en compte uniquement le système orthographique mis en œuvre par Frédéric Mistral donnant au Provençal parlé et écrit son statut de Langue à part entière ! »

Enfin, une pleine signée Julie Zaoui est parue dans La Provence – Arles, le 15 mars. La jounaliste y fait une synthèse du projet de Bernard Reynès, des positions de Christian Estrosi, et des recommandations de Jean-Pierre Richard, pour qui « L’école est notre première préoccupation car c’est là que tout se fait ! ». Et ce dernier de détailler l’action du Collectif Prouvènço, le projet de l’Observatoire de la langue et de la culture provençale, les axes à suivre concernant l’enseignement du provençal et sa mise en garde contre la confusion entre provençal et occitan.

REVUE DE PRESSE

I - Nice, le mardi 13 mars 2018
Communiqué de presse

Christian Estrosi saisit le gouvernement sur la situation critique et préoccupante de l’enseignement du nissart et du provençal dans l’académie de Nice

Au sein de l’académie de Nice, malgré une forte demande – près de 1.500 élèves – nous assistons malheureusement à une perte d’heures d’enseignement du nissart et du provençal, à la disparition d’implantation dans les collèges et les lycées, à la réduction du nombre d’enseignants, à l’absence d’inspecteur pédagogique de discipline… Alors qu’il progresse dans d’autres académies, cet enseignement est clairement menacé chez nous.

Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ne peut accepter cette situation critique et décide de saisir le gouvernement sur cette question :

« Parce que je suis très attaché à notre patrimoine et à notre culture, je souhaite que les langues régionales soient transmises aux générations futures, et je ne peux tolérer cette situation alarmante dans notre académie, alors que les textes prévoient leur enseignement dans le respect de nos valeurs républicaines.

Partie intégrante de notre patrimoine mondial, il est de notre devoir de sauver les langues régionales qui sont le socle de nos cultures. Dès 1999 j’étais d’ailleurs intervenu pour qu’un département Langue et Culture nissardes soit créé à l’Université de Nice. En 2000, j’avais posé une question orale au gouvernement afin de demander la reconnaissance du nissart en tant que langue régionale de France. Et plus récemment, en 2013, j’avais obtenu du Directeur de l’Académie des Alpes-Maritimes et du Ministre de l’Education Nationale, qu’une classe Nissart-Français soit créée à Nice.

Je manifeste tout mon soutien à l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement secondaire, au titre de la continuité pédagogique notamment et de l’attachement à nos racines et à nos valeurs. Pour connaître ses racines, il faut connaître sa langue.

Parce que cette situation critique ne peut perdurer dans notre académie, j’interpelle et saisis le gouvernement sur ce sujet et lui demande de prendre la mesure du problème. Il s’agit d’une responsabilité de l’Etat. »

II - Publication Facebook de Bernard Reynès
Le 14 mars 2018

IL Y A NÉCESSITÉ A RECONNAÎTRE LE PROVENÇAL COMME LANGUE DE FRANCE !

Je l’ai exprimé fortement lors de la récente élection de la Damisello du Casteu à Châteaurenard : il n’est pas normal que l’Education Nationale ne reconnaisse uniquement que l’occitan comme langue de France considérant de facto le provençal comme un simple dialecte. Cette visée réductrice tend à obliger les élèves à choisir entre une double graphie : celle dite « occitane » qui n’a ici aucune réalité historique, ou le provençal mistralien codifié.

De fait, je propose à la co-signature de mes collègues parlementaires une proposition de loi afin de reconnaître la langue provençale comme telle, non assimilée à l’occitan, permettant ainsi sa survie car il y a désormais urgence pour ce peuple provençal. L’avertissement est lancé, si la langue provençale n’est pas sauvée c’est toute sa culture, son histoire et ses traditions, ainsi qu’un pan du patrimoine immatériel qui disparaîtront.

Travaillée avec l’aide de mon ami Jean-Pierre Richard, Président du Collectif Provence, ma proposition de loi demande la reconnaissance du provençal comme langue de France ! Il en découle pour l’ensemble des institutions concernées et en particulier pour l’Education Nationale la nécessité de prendre en compte uniquement le système orthographique mis en œuvre par Frederic Mistral donnant au Provençal parlé et écrit son statut de Langue à part entière !


III - Communiqué de presse du Collectif Prouvènço
Le 15 mars 2018

PDF - 656.2 ko
La Provence « uno regioun, uno identita, uno lengo »

Le Collectif Prouvènço soutient totalement la déclaration de Christian Estrosi en date du 13 mars dernier qui saisit le gouvernement quant à la situation critique de l’enseignement du nissart et du provençal dans l’académie de Nice.

C’est la raison pour laquelle, le député des Bouches-du-Rhône Bernard Reynès, avec la collaboration du Collectif Prouvènço, présente une proposition de loi pour la reconnaissance de la langue provençale comme langue de France.

En ce sens, dans un communiqué du 14 mars, le député affirme qu’« il n’est pas normal que l’Education Nationale ne reconnaisse uniquement l’occitan comme langue de France considérant de facto le provençal comme un simple dialecte. Cette visée réductrice tend à obliger les élèves à choisir entre une double graphie : celle dite « occitane » qui n’a ici aucune réalité historique, ou le provençal mistralien codifié. » Et d’ajouter « Il en découle pour l’ensemble des institutions concernées et en particulier pour l’Education Nationale la nécessité de prendre en compte uniquement le système orthographique mis en œuvre par Frederic Mistral donnant au Provençal parlé et écrit son statut de Langue à part entière ! ».

Pour être membre du Conseil Académique des Langues Régionales d’Aix-Marseille, le Président de l’association Collectif Prouvènço, Jean-Pierre Richard constate les difficultés d’accès à l’enseignement du provençal, souvent appelé et écrit en occitan.
Les lecteurs doivent savoir que le provençal n’est pas de l’occitan et que l’Education Nationale accepte deux écritures de langue régionale pour représenter la Provence : d’une part le provençal, langue originelle de ce territoire, codifiée par Mistral et dotée de sa propre graphie et d’autre part l’occitan qui utilise une graphie dépourvue de racine.

Cette double graphie amène à un amalgame inévitable qui conduit de nombreux élèves à ne pas choisir la graphie dite « mistralienne », souvent par méprise. D’où l’importance de cette proposition de loi visant à reconnaitre la langue provençale comme langue de France.
Le Collectif Prouvènço dénonce les interventions faites par des occitanistes parues dans la presse, à la suite du communiqué de Christian Estrosi ; et proteste ! Encore une fois, l’occitan n’est pas du provençal et ces intervenants ne représentent en rien la Provence.

A l’inverse, la culture provençale est largement représentée par le Collectif Prouvènço qui, après de longue années de travail et de ténacité, construit le premier outil de promotion et de défense de nos racines, de notre Histoire : l’Observatoire de la langue et de la culture provençales à Cheval-Blanc (84). L’association reçoit l’aide et le soutien du Conseil départemental du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur, d’une centaine de communes, de présidents et membres d’associations et de citoyens, tous attachés à la préservation de leur culture.

Rappelons qu’en 2015, le Collectif Prouvènço a rassemblé près de 10000 personnes lors d’une manifestation « Gardaren Prouvènço », 300 associations et plus de 100 élus de toutes les tendances pour préserver la Provence, sa culture, sa langue et son identité.

Enfin, l’association organise les 7 et 8 avril prochains le plus grand rassemblement des cultures provençales de la région au domaine de l’étang des Aulnes à Saint-Martin-de-Crau : Le Forum des Aulnes. Toutes les facettes d’une culture et d’une langue bien vivantes y seront représentées : musique, danse, théâtre, littérature, poésie, costume, projection de films, conférence, expositions, artisanat, course camarguaise... Avec la Fédération Française de la Course Camarguaise, comme invitée d’honneur. C’est un événement unique et totalement gratuit qui a pour objectif de fédérer les artisans, producteurs, associations et autres personnalités qui œuvrent chaque jour pour la défense et la préservation de notre territoire.

IV - Pleine page - La Provence Arles - 15 mars 2018